Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Grec 1825

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Source
Gallica (Bibliothèque nationale de France)
Library
Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits
Shelfmark
  • Grec 1825
Biblissima authority file
Date
  • Début des années 1560
Title
  • Hermeias
Agent
Description
  • Contents:

    (ff. 1r-189v) Hermeias d'Alexandrie, Commentaire au Phèdre de Platon, éd. P. Couvreur, Hermiae Alexandrini in Platonis Phaedrum Scholia, Paris, 1901 : (ff. 1r-55r) livre I : [titre] ἑρμείου φιλοσόφου τῶν εἰς τὸν πλάτωνος φαῖδρον σχολίων τῶν εἰς τρία τὸ πρῶτον ; (ff. 56r-116r) livre II : [titre] ἑρμείου φιλοσόφου τῶν εἰς τὸν πλάτωνος φαῖδρον σχολίων τῶν εἰς τρία τὸ δεύτερον ; (ff. 117r-189v) livre III : [titre] ἑρμείου φιλοσόφου τῶν εἰς τὸν πλάτωνος φαῖδρον σχολίων τῶν εἰς τρία τὸ τρίτον ; [formule de fin] τέλος.

    Physical Description:


    360 × 260 × 45 (feuillet : 357 × 252)
    (1) + 189 + (2)
    20 cahiers, en majorité des quinions : n°1-5 = 5 × 10 (1+49). n° 6 = 6 (55). n° 7 = 8 (63). n° 8-16 = 9 × 10 (153). n° 17 = 12 (165). n° 18 = 8[3|5] (173). n° 19 = 10 (183). n° 20 = 8 (189+2). Le cahier 18 est un quinion amputé de ses deux premiers feuillets dont les talons sont visibles entre les ff. 165 et 166. Signatures de première main en tête de cahier, au milieu de la marge inférieure ; aucune signature n'est lisible en raison du rognage, mais on peut en voir des vestiges, par exemple aux ff. 74r, 84r, 134r et surtout 154r (probablement ιζ'). Réclame verticale dans l'angle inférieur interne du dernier verso du cahier ; la fin des réclames, qui suivent la ligne de justification de la réglure, est assez souvent rognée.
    Papiers filigranés à fines vergeures ; vergeures horizontales, filigrane au milieu du feuillet, pliage in-folio. Filigranes : 1) cahiers 1 et 17 : Ancre dans un cercle sommé d'une étoile à six branches ; éléments de la paire aux ff. 3 et 5 ; paire identique à Harlfinger Ancre 31, qui provient du Vindob. phil. gr. 7, manuscrit copié en 1561 à Venise par Cornelios Murmuris et contenant également le commentaire d'Hermias au Phèdre ; 2) cahiers 2-20 : Couronne surmontée d'une étoile ; éléments de la paire aux ff. 116 et 128 ; assez proche de Sosower Couronne 4 dans un manuscrit copié à Venise en 1565 par Andreas Darmarios ; 3) cahier 20 : Ancre surmontée d'une étoile avec contremarque V ; visible seulement aux ff. 189 + 1 et 189 +2 (contremarque aux ff. 184 et 185) ; identique à Sosower Ancre 102 (a) dans un manuscrit copié à Trente en 1562 par Andréas Darmarios.
    Copié par Jean Murmuris (RGK, I 172, II 230).
    Réglure à la pointe sèche. Type Leroy 20D1. Double ligne de justification de part et d'autre du texte et se continuant jusqu'à la tranche ; 30 lignes rectrices. Surface écrite : 250 × 133 mm ; marge inférieure (70 mm) plus grande que la marge supérieure et marge externe (80 mm) supérieure à la marge interne.
    Rubrication à l'encre rouge très sombre : bandeaux (onde à double contour se terminant à chaque bout par une sorte de tête zoomorphe) et titres (f. 1r, 56r et 117r), initiales, scholies de première main.
    On distingue deux ensembles de notes marginales ou interlinéaires, répartis chacun sur l'ensemble des trois livres du commentaire : 1) de première main, scholies à l'encre rouge et corrections à l'encre du texte du même calame plutôt épais ; 2) de la main de Camillo Zanetti, nombreuses corrections ainsi que quelques scholies (f. 36r) à l'encre brun clair d'un calame beaucoup plus fin. Le plus souvent, chez les deux copistes, les corrections par insertion sont signalées par un chevron, les substitutions par soulignement des lettres à remplacer. Il ne semble pas que l'attribution à Arnold Arlenius de notes marginales au f. 76 (RGK, II 39) puisse être confirmée : toutes les notes qui y figurent sont dues à Jean Murmuris et Camillo Zanetti.
    Reliure souple de parchemin ; contregarde de papier. La reliure porte des traces sombres comme si elle avait été grossièrement nettoyée avec une éponge humide. Sur le dos, traces d'un titre devenu illisible (on déchiffre toutefois TONIS) et de la cote 1875 que le manuscrit portait dans la bibliothèque de Colbert. Traces de fermoirs (deux en gouttière, un en tête et en queue).

    Custodial History:

    Manuscrit ayant appartenu à Jacques-Auguste de Thou, président au parlement de Paris et maître de la librairie royale ; au f. 1r figure l'indication de possession Jac. Aug. Thuani ; dans le catalogue des manuscrits de sa bibliothèque rédigé par Pierre Dupuy et daté de novembre 1617, année de la mort du président de Thou, notre manuscrit porte le numéro 205 avec la description suivante : Hermiae Philosophi Schol. in Phaedrum Platonis. fol Gr. (BnF Collection Dupuy, vol. 653, f. 13r ; Catalogus bibliothecae Thuanae, Paris, 1679, p. 430 avec l'indication erronée in Phaedon qui se trouve également dans le manuscrit Paris. lat. 10392, f. 9r, n° CXCIV).

    Les livres du président de Thou ne furent pas vendus avant 1679 ; tous les manuscrits anciens sont acquis par Colbert, à qui ils sont livrés au début de l'année suivante. Dans la bibliothèque de Colbert, notre manuscrit porte la cote 1875, qui figure au f. 1r et sur le dos de la reliure ; c'est sous cette cote qu'il apparaît dans le catalogue établi par le bibliothécaire de Colbert, Étienne Baluze : 1875. Codex graecus, in quo Hermiae philosophi commentariorum libri III in Phaedrum Platonis (BnF NAF 5692, f. 200r).

    Après la mort de Colbert en 1683, ses livres passent successivement à deux de ses fils, Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay, mort en 1690, puis l'archevêque de Rouen, Jacques-Nicolas Colbert, mort en 1707 ; celui-ci lègue la collection au fils du marquis de Seignelay, l'abbé Charles-Éléonor Colbert, qui, malgré les dispositions du testament de son oncle, entreprend de disperser la bibliothèque colbertine : les imprimés sont vendus en 1728 et des négociations commencent la même année en vue de l'acquisition des manuscrits par le roi ; en février 1732, aucun accord n'ayant été trouvé sur le prix de la collection, Charles-Éléonor Colbert finit par l'offrir au roi en comptant sur sa générosité et obtient une compensation de 300 000 livres. Les manuscrits sont portés à la librairie royale les 11 et 12 septembre 1732.


    Après la mort de Colbert en 1683, ses livres passent successivement à deux de ses fils, Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay, mort en 1690, puis l'archevêque de Rouen, Jacques-Nicolas Colbert, mort en 1707 ; celui-ci lègue la collection au fils du marquis de Seignelay, l'abbé Charles-Éléonor Colbert, qui, malgré les dispositions du testament de son oncle, entreprend de disperser la bibliothèque colbertine : les imprimés sont vendus en 1728 et des négociations commencent la même année en vue de l'acquisition des manuscrits par le roi ; en février 1732, aucun accord n'ayant été trouvé sur le prix de la collection, Charles-Éléonor Colbert finit par l'offrir au roi en comptant sur sa générosité et obtient une compensation de 300 000 livres. Les manuscrits sont portés à la librairie royale les 11 et 12 septembre 1732.


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