Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Grec 2490

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Source
Gallica (Bibliothèque nationale de France)
Library
Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits
Shelfmark
  • Grec 2490
Biblissima authority file
Date
  • Fin du XVè siècle – autour de 1500.
Language
  • Greek
Title
  • Recueil de textes astronomiques et astrologiques :Ptolémée, Almageste (extraits) ; Jean Philopon, Traité de l’Astrolabe ; Nicéphore Grégoras, Traité de l’Astrolabe ; Porphyre, Commentaire à la tetrabible . Textes anonymes : explicatio altera , commentaire à la tetrabible, chapitres astronomiques.
Agent
Description
  • Contents:

    ff. 11r-22r : Ptolémée, Extraits de l’Almageste, éd. J.L. Heiberg, Claudii Ptolemaei opera quae exstant omnia, Leipzig Teubner, 1898-1903. Inc. ὅτι τε σφαιροειδής (I, 1, 9), Expl. ἀποκατάστασιν ἀπὸ τοῦ Ἡλίου.

    ff. 22r-36r : Jean Philopon, Traité de l’Astrolabe, éd. Cl. Jarry, Traité de L’astrolabe, CUF Paris 2015. Ἰωάννου Ἀλεξανδρέως τοῦ Φιλοπόνου περὶ τῆς τοῦ ἀστρολάβου χρήσεως, καὶ τί τῶν ἐν αὐτῷ καταγεγραμμένων ἕκαστον σημαίνει. Inc. Τὴν ἐν τῷ ἀστρολάβῳ… Expl. διέστηκεν ἐπὶ θάτερα.

    ff. 36r-39r : anonyme, explicatio altera, éd. A. Delatte, l’Explicatio altera, traité anonyme sur l’astrolabe, Anecdota Atheniensia et alia, vol. 2, Textes grecs relatifs à l’histoire des sciences, Bibliothèque de la faculté de Philosophie et de Lettres de l’Université de Liège, 1939, pp. 254-252. Ἑτέρα ἐχήγησις τοῦ ἀστρολάβου (titre tout en bas de f. 36r). In. Εἰ βούλει γινώσκειν..., Expl. καθ’ ὡς πρότερον διεταξάμεθα.

    ff. 39r-45v : Nicéphore Grégoras, Traité sur l’astrolabe, éd. A. Delatte, Nicéphore A, Anecdota Athenensia et alia, t.2, Textes grecs relatifs à l’histoire des sciences, Bibliothèque de la faculté de Philosophie et de Lettres de l’Université de Liège, 1939, pp. 195-208. τοῦ Γρηγορᾶς κυρίου Νικηφόρου τοῦ φιλοσόφου, πόνημα περὶ καθασκευῆς καὶ γενέσεως ἀστρολάβου. Inc. Περῖ τῶν τοῦ ὀργάνου τυμπάνων..., Expl. πρὸς βορρᾶν ΟΙ (f. 44v, fin du texte de Grégoras. La mention de fin du texte de Grégoras est placée trop haut dans la page). Le texte est suivi d’une scholie (ff. 45r-45v) : Schol. 1 inc. Ἐπειδὴ τῷ λόγῳ τούτῳ τῆς γενέσεως…, Expl. …καὶ τοῦτο μὲν τοιοῦτον. ff. 46r-55v : vacat.

    ff. 56r-196v : Anonyme, commentaire à la tetrabible de Ptolémée, Ἐξήγησις ἀνώνυμος εἰς τὴν τετράβιβλον τοῦ Πτωλομαίου. Inc. Τὰ προοίμια ποιεῖται..., Expl. … ἕξομεν τὰς ἀρχὰς πάντων κε~.

    ff. 196v-205v : Porphyre, Commentaire à la tetrabible de Ptolémée, éd. E. Boer and S. Weinstock, Codices Romani, Catalogus Codicum Astrologorum Graecorum 5.4, Bruxelles 1940. Πορφυρίου φιλοσόφου εἰσαγωγή· εἰς ἀποτελεσματικὴν Πτολεμαίου· προοίμιον. Inc.Ἐπειδὴ τὰ περὶ τῆς συγκρατικῆς..., Expl… ὅσπερ ἄρξει μεγάλου ἀποτελέσματος (p. 298 l. 4).

    ff. 205v-219v : fragments astrologiques sous le nom de Démophile. ἐκ τῶν δημοφίλου, Inc. Ἐπὰν στήσεις τὸν ἐπικρατήτορα..., Expl. διὸ καὶ ὡριμαία κέκληται.

    ff. 219v-230v : Paulus, Sur l’influence des planètes, éd. E. Boer, Pauli Alexandrini elementa apotelesmatica, Leipzig Teubner, 1958 (p.95 l. 17 à p. 98 l.3) : Inc. Περὶ οἰκοδεσποτείας…, Expl. εἰσὶν οὗτοι• ὁ ὡροσκόπος…, Expl. …Σελήνη δὲ ἔτη κε, μῆνας κε, ἡμέρας κε, ὥρας κε / Τέλος τῆς τετρακτῆς βίβλου καὶ ἀποτελεσματικῆς Πτολεναίου τοῦ Ἀιγυπτίου.

    Physical Description:

    Venise ?
    160 x 220 mm.
    I-III + (11-132) + I-III.

    ECRITURE
    Ce codex est de la main de Michel Souliardos (RGK II, 392), dont le nom a été ajouté ultérieurement en haut de la première garde (« Manu Suliardi »). Dans la mesure où le premier folio conservé est grandement restauré, aucune souscription du copiste n’est visible.
    Surface écrite : 90 x 155 mm. Marge supérieure : 25 mm. Marge extérieure : 55 mm. Marge inférieure : 40 mm. Marge intérieure : 15 mm. 23 lignes par page.

    DECORATION
    Pas de décoration particulière dans ce manuscrit. Le copiste fait un usage généreux de la rubrication pour les titres et des intertitres, ainsi que pour des initiales de paragraphes. Dans le traité de Philopon, les initiales sont ornées d’arabesques à l’encre rouge. Le commentaire anonyme à la tetrabible est précédé d’un bandeau décoratif à l’encre rouge.

    MATIERE
    Papier filigrané italien, peut-être vénitien. Le filigrane représente un chapeau (de cardinal) assez haut, à fond profond, avec un pompon de part et d’autre. Les attaches semblent ne pas se croiser – mais la partie centrale étant dans le pli du cahier, on ne peut en être sûr – elles sont longues, verticales, et se terminent par une petite boucle. La marque n’est accompagnée d’aucune contremarque, et le chapeau ne présente pas d’ornements particuliers. En revanche, le filigrane est placé entre les fils vergeurs, et non à cheval sur un fil.
    Les deux modèles les plus proches sont celui de Briquet 3472, attesté à Venise en 1501 (il est cependant un peu plus petit que celui du Paris. gr. 1490) et Piccard AT3800-PO-32237, dont les dimensions sont correctes, mais qui présente des détails supplémentaires (attesté en Autriche, 1484).

    FOLIOTATION
    Foliotation à l’encre noire, dans le coin supérieur droit. Elle semble antérieure à la dernière reliure, puisqu’elle commence au f. 11 (illisible à cause de la restauration de la page). On note une erreur dans la foliotation, puisque l’on passe de 219 à 230, sans perte de texte semble-t-il, mais avec une variante à la jonction entre les deux pages.
    La foliotation commence au chiffre 11. Or, la correspondance de la seule signature lisible avec le nombre de cahiers ne semble pas indiquer de perte en début de volume. C’est peut-être la trace d’un cahier contenant un autre texte, relié avec celui-ci à une date antérieure, qui aurait été séparé au plus tard au moment de la nouvelle reliure Henri II.

    CAHIERS
    Le codex est composé principalement d’octonions. Seul le troisième cahier (ff. 43-54). A partir du f. 215, tous les feuillets sont montés sur des talons, donnant l’illusion d’un octonion final. En réalité, il s’agit d’un octonion reconstitué lors de la reliure Henri II.

    SIGNATURES
    Les signatures grecques sont perdues pour la plus grande partie, même si les traces suggèrent qu’elles étaient systématiquement apposées au milieu de la marge inférieure, avec une signature de début et une signature de fin de cahier. En revanche, la seule signature lisible est au f. 43r : c’est un γ’. Or, s’il s’agit bien là du troisième cahier du manuscrit, ce qui semble indiquer que l’unité codicologique est complète, et que la partie manquante au début, s’il y en a une, provenait d’ailleurs.
    Un second système de signatures, à l’aide de capitales latines apposées sur le premier recto, a sans doute été ajouté au moment de la dernière reliure.

    REGLURE
    Réglure à pointe sèche de type Leroy-Sautel 20D1.

    RELIURE
    Reliure alla greca issue des ateliers de Fontainebleau, aux armes de Henri II. Elle est de maroquin vert olive qui a foncé jusqu’à paraître noir. Les armes de Henri sont apposées dans un rectangle central, bordé d’une petite frise dorée. Cet encadrement est réalisé à l’aide d’un fer unique azuré en forme de petit chapeau, et d’une rosette dans les angles.
    Trois types de fers viennent compléter le décor autour des armes royales et à l’extérieur de l’encadrement : le triple croissant, le monogramme du double D, et une petite fleur de lys. Seule la fleur de lys est dorée, quand les armes et les deux autres fers sont argentés.
    On pourra comparer ce décor avec celui d’un imprimé du Nouveau Testament, In-Folio, Rés. A. 525 (Lafitte n. 42b p. 100). La reliure appartient vraisemblablement aux années 1549-1551.
    Le titre est poussé dans la partie supérieure du plat, en majuscules argentées : IOANNES AΛΕ / ΞΑΝΔΡΕΥΣ ·Α·.
    Le dos est semé de fleurs de lys et de l’initiale H couronnée.
    Tranches dorées et ciselées aux armes de Henri II.
    Traces de quatre boulons, fermoirs et sabots.

    ESTAMPILLES
    ff. 11r et 132r : estampille du XVIIè siècle, modèle Josserand-Bruno n. 1.

    Custodial History:

    On sait peu de choses de ce manuscrit, et l’histoire des textes qu’il contient nous renseigne assez peu.
    Le traité de Philopon représente ici une version contaminée du texte, qui s’apparente à plusieurs familles (Jarry).
    Nous ne pouvons remonter l’histoire de ce manuscrit au-delà du XVIè siècle, où il est référencé dans le catalogue de manuscrits de Fontainebleau établi par Ange Vergèce en 1550, sous le numéro 306. S’il a effectivement été copié à Venise à la toute fin du XVè siècle, comme cela est vraisemblable, alors on peut imaginer qu’il fut acquis pour le compte de François Ier dans les années 1540 ou pour celui de Henri II entre 1547 et 1550. Aucune marque ne nous permet d’identifier la personne qui aurait procédé à cet achat.
    Cependant, la main qui a procédé à la foliotation est identique celle du Paris. gr. 2492, il est donc possible que le Paris. gr. 2490 ait également appartenu par Antoine Eparque avant d’être offert ou vendu au roi par ce dernier. L’ex-dono attendu, que l’on trouve dans le Paris. gr. 2492, a peut-être disparu avec les folios originellement notés 1-10.
    Dès son entrée dans la bibliothèque de Fontainebleau, le codex reçoit une (nouvelle) reliure, aux armes du nouveau roi Henri II. Cette reliure est antérieure à 1550, date de l’établissement du catalogue.


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